Marc-André Metais

Boigraphie

Après des études aux Beaux-Arts de Namur et Bruxelles puis ayant officié sur les ondes radios pendant plusieurs années, Marc-André Metais a lâché le micro pour les pinceaux s’exprimant dorénavant par le biais des couleurs et des formes traduisant un état d’esprit, une pensée, un événement, …

L’émotion prend le pas poussant la technique à utiliser l’expressivité dans le geste. Des jeux de transparence, des fourmillements, Marc-André Metais montre la connexion entre le vivant et le spirituel. Le processus de création se veut ludique : l’artiste utilise la pâte, le jus, la projection, le collage, l’empattement, la facture ample et précise.

Les sentiments se traduisent en touches de couleur mais aussi en lignes graphiques caractéristiques du style de l’artiste. Toutes les peintures de Marc-André Metais invitent au mystère de l’émotion qui vous cueille.

    Une double tension parcourt toute l’oeuvre de Marc-André Métais. Entre la matière abstraite et la figure close, d’abord, se tient une dualité que l’on pourrait qualifier de synchronique (pour autant qu’on la retrouve par-delà toute périodisation). Entre la représentation humaine et celle de la nature, ensuite, s’étire un processus métamorphique que l’on pourrait qualifier, cette fois, de diachronique (pour autant qu’il informe l’évolution même des thèmes et du style de ses peintures). Véritable moteur à double hélices nourrissant chacune de ses oeuvres de son énergétique, c’est à lui qu’il faut s’en remettre pour comprendre ce qui non seulement unit et harmonise l’ensemble des oeuvres de Métais, mais peut-être, aussi, ce qui fait de sa dernière série de toiles intitulées Etat de nature, le véritable joyaux de sa création.

« Pendant très longtemps, j’ai eu besoin de la figure pour enfermer et contenir le désordre potentiel de l’abstraction. Mais, maintenant, ce que je voudrais, c’est pouvoir m’échapper de la figure ou, plutôt, m’échapper de l’anatomie, de la forme fermée, sans pour autant me retrouver en plein chaos. »

Au commencement, donc, était la figure. Et, plus encore, le visage peint en close-up. Que ce soient les visages des Dreamers, ou bien ceux qui figureront par la suite dans la série des Moments parfaits, c’est à la face humaine et à son mystère que s’est d’abord intéressé Métais. Cherchant à capter l’âme d’un être ou d’un moment, ses premières peintures saisissent au vol des expressions, des poses, des sentiments. S’inspirant tantôt de scènes de films, ou bien de souvenirs personnels, ces premières oeuvres explorent avec délicatesse et poésie, ce qu’il faudrait appeler des moments hors du temps, c’est-à-dire, des moments où l’être social s’efface pour laisser place à quelque chose de plus fluide, de plus émotionnel.

« Les moments parfaits représentent, pour moi, ces moments rares, intimes, où les êtres sortent d’eux-mêmes, s’oublient, pour devenir de purs gestes amoureux. L’intentionnalité s’efface pour ne plus laisser place qu’au ressenti. Certaines de ces images sont des allusions à ma propre vie, mais la plupart viennent de films, comme ceux de Terrence Malik ou de Wim Wenders. »


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